arrivée à paris

arrivée à paris
arrivée à paris! les medecins furent inquiets quand il virent mon état, ils avaient compris mais espéraient se tromper..
une journée longue et éprouvante s'est alors déroulée pour ma famille et moi au rythme des examens..
plusieurs medecins sont venus me faire différentes échographies de mon coeur..tous avaient l'air inquiet , ils ne disaient rien mais, je lisais tous dans leurs regards.
un défilé d'hommes en bouses blanches avait lieu..je subissais consciente de ce qu'ils allaient m'annoncer mais ne pensait en aucun cas à une transplantation cardiaque...

un medecin m'annonce qu'ils vont m'hospitaiser quelques jours pour stabiliser mon état..je monte en soins intensifs, ils me branche à diverses machine...tout c'est enchainé, je n'avais pas le temps de réfléchir et de mesurer ce qui se passait...seuls mes proches observaient impuissants ...
# Posté le jeudi 12 octobre 2006 15:53
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 13:01

l'anonce de la greffe, le malaise, la pose du coeur artificiel, le greffon...

l'anonce de la greffe, le malaise, la pose du coeur artificiel, le greffon...
à travers la petite lucarne qu'il y avait sur la porte de ma chambre je pouvais entrevoir le professeur qui prenait soin de moi durant toutes ses années
je le voyais tourner il ne savait pas comment m'annoncer la greffe..
il ne savait pas non plus que je n'attendais que cela!
il m'a dit: "je te laisse le temps de réfléchir" mais pour moi, tout était réfléchi: choisir entre une mort certaine et une chance de vivre mieux que je n'ai jamais vécu? le choix était fait d'office!

le lendemain l'infirmière arriva pour le bilan pré greffe: une 50ène de tubes a remplir de mon sang pour trouver un greffon compatible.a la vue de ces tubes j'ai dit a l'infirmière: "je ne tiendrais jamais"

5minutes après que le bilan soit fait mon coeur s'arrêta, je partais ..je ne voyais plus rien ou presque, seulement des blouses blanches tourner dans ma tête.. je les suppliaient de m'aider de me sauver, je pleurais en les appelant au secours alors que mon âme peut à peut s'évadait de mon corps et que j'entendais et voyais des gens que j'aime. mon coeur s'arrêta mais les chirurgiens m'on tenu quelques heures grâce à un médicament..
un chirurgien m'annonce alors qu'il faut aller poser un coeur artificiel pour attendre le greffon... il me demande si je veux qu'il me le pose sous anesthésie locale ou générale..je choisi l'anesthésie locale. Le chirurgien me repose la question en insistant sur le fait que c'est une opération lourde à supporter mais je campe sur mes positions..je ne voulais en aucun cas avoir à subir deux anesthésies générale...
tous le monde s'agite autour de moi, les infirmières me tournent et me retournent dans tous les sens...elles me rasent sous les bras, sur les bras, les jambes, tout y passe..je ne demande alors plus qu'une chose : qu'ils m'emmènent au bloc opératoire et qu'on en finisse...
l'opération dura 4heures et des douleurs aux dos me prirent, j'avais telement mal qu'il m'était impossible de penser à autre chose..le chirurgien s'énerve et demande aux autres d'allez plus vite... une pompe qui me sert de c½ur est désormais branchée sur ma cuisse gauche..
mon cas était urgent
, j'étais le premier receveur sur la liste de france..en plus clair, le premier coeur compatible qui arrivait était pour moi, il ne me restait plus beaucoup de temps...
c'est a 22h le même jour qu'on m'annonce qu'il y'a un coeur pour moi.un sourir éclaira mon visage j'étais impatiente je voulais qu'ils m'emment tout de suite je voulais revivre!
c'est a 02h du matin qu'ils sont venus me chercher après avoir fait diverses vérifications sur ma compatibilité avec mon nouveau coeur...
la dernière phrase que j'ai dite à ma mère avant de partir restera gravée dans mon coeur:

"ne t'inquiètes pas maman, si je pars, c'est pas grave, je ne peux pas continuer à vivre comme ca.."

la mort ne me faisait plus peur mais continuer à vivre ainsi me terrifiait
# Posté le samedi 14 octobre 2006 04:16
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 13:05

le réveil en réanimation

le réveil en réanimation
une fois dans la salle d'opération , je découvre l'équipe de chirurgien qui veille sur moi, je suis rassurée, je les vois comme des anges gardien et je suis serreine. je leur sourri!
l'anesthésiste me dit: "je vais te piquer, compter jusqu'à trois et tu t'endormiras" et je lui répond en souriant : "o nan ca marche pas ca avec moi!je suis pas une fille facile!"
tous souriaient mais biensur l'anesthésiste avait raison...
j'entend le 1 , le 2 mais le 3 je ne l'entend pas me voilà parti

9heures après, l'opération est finie.ma mère et ma tante ont passées (même si elles ne me l'ont pas dit) la pire nuit de leur vie.elles avaient confiance en l'équipe de chirurgien mais le risque 0 n'existe pas.l'hôpital prévient ma mère de la réussite de l'opération tous sont soulagés mais a ce moment la, je dors encore, inconsciente, entubée et branchée de partout.

12heures plus tard, je me réveil, le sourire aux lèvres! je suis heureuse, je vis!je suis vivante!c'est une sensation incroyable de bien être que je n'ai jamais ressentit auparavent!
je suis vivante mais j'ai très soif.cela fait plus de 48heures que je n'ai pas bu.j'ai découvert que la soif était le pire des fléaux, c'est pire que la faim, bien pire!
quand la surveillante vient me rendre visite elle me demande: "tu vas bien? tu te sens bien?" je lui répond: "oui mais j'ai très soif!" elle affiche un sourire de satisfaction et me répond: "ca, j'en ai rien à foutre!"
je garde l'anonyma de mon équipe médical c'est ainsi que je leur invente des prénoms.. l'infirmier qui veille sur moi en réa a 19ans, les yeux d'un bleu impressionant, il est très gentil et veille sur moi. je le supplie de me donner de l'eau il ne peut rien faire alors, il me donne une compresse pleine d'eau que je prend et que je met dans ma bouche en aspirant la moindre goute d'eau qu'elle contenait...je me souvien encore du goût de ces compresses blanches stérilisés...
je passe 4 nuits en réanimation, 4nuits ou il était impossible de dormir: lumières allumées toute la nuit, bruit des machines, bruit des patients qui souffraient et se plaignaient..
mes journées étaient rytmées par les infirmières qui me lavaient, m'apportaient le pot pour uriner, m'apportaient ma soupe..je ne peux plus rien faire toute seule plus rien..je rêvais u jour ou j'allais pouvoir me laver seule et avoir de nouveau une intimité.
au bout de trois jour, les infirmières me mettent debout et , à ma grande surprise, je dois tou réapprendre tout!
réapprendre à marcher car mes jambes ne me supportaient plus, je suis gauche en tout, un vrai petit bébé. je supporte le poid de mon corps sur seulement deux pas puis m'écroule sur les infirmières..
5 jours plus tard, un patient à besoin de ma place en réa, une nouvelle étape commence: celle de la chambre d'hôpital. j'allais enfin pouvoir revoir ma famille!
# Posté le samedi 14 octobre 2006 04:50
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 13:16

arrivée dans ma chambre d'hôpital

arrivée dans ma chambre d'hôpital
enfin une télé! je vais pouvoir voir ce qui se passe dans le monde! je ne suis plus isolée du monde extérieur je suis comme les autres ou...presque.
mes proches doivent mettre des masques et des habits stérilisés pour m'approcher..
les voicis vétu comme le corps médical qui s'occupe de moi..
moi qui pensait être comme les autres! je n'ai pas le droit de sortir de ma chambre pour le moment..tout d'abord parce que je ne marche que quelques pas je suis trop faible et puis parce que je risque d'attrapper des microbes..je suis affaiblie par mes anti rejets qui sont vitaux pour moi mais qui diminuent considérablement mes défenses immunitaires.je suis aussi fragile qu'un bébé.j'ai l'impression qu'il me sera impossible de vivre comme tous le monde et, je ne croyais pas les medecins quand ils me disaient que je pourrais vivre mieu qu'avant..
je passe trois semaines en hospitalisation trois semaines pleinent d'angoisse..
je passe mes nuits a regarder mon rythme cardiaque sur l'ecran, a sentir mon poux, il m'est difficile de me reposer..
je ne savais pas que le pire allait être le centre de réadaptation, je pensais qu'il n'y avait pas pire qu'ici et pourtant...
# Posté le samedi 14 octobre 2006 05:09
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 13:20

nouvelle épreuve

nouvelle épreuve
me voici dans mon centre de réadaptation cardiaque, mon nouvel enfer!
ce que je voyais comme une libération est en fait un emprisonnement!j'apel le centre ma prison dorée!
les journées sont longues, je vois les minutes, les secondes passées!je rêve de quitter cet endroit maudit!
chaque matin je suis réveillée à 7h les infirmières me disent: "on vient pour votre tension"
je suis tellement malheureuse que j'ai de mauvaises pensées, j'ai envie de leurs répondre méchament mais je me contente de me taire et de faire la gueule pour éviter les dégats.
tous les jours je vais au courier et tous les jours j'ai au moins une lettre.ces nouvelles de l'extérieures me font extrènement de bien, elles me permettent de m'évader!je lis et relis mes lettres, des nouvelles pleines d'amour qui viennent de ma famille, de mes amis, de mon lycée à travers mes professeurs et mon directeur adjoint.
les jours passent et je n'ai pas le droit de partir dans ma famille pour un week end parce que les biopsies révélent un rejet qui ne veut pas partir..
je me trouve moche, je suis défigurée par l'injection intraveineuse quotidienne de sollupred (corticoide injectées à forte dose de façon a dompter mon rejet) des poils poussent partout même sur mon visage, je ne me reconnais plus devant la glace..
j'ai envie de quitter ses murs, envie de sortir..je détestais tous le monde!je ne parlais plus, je n'inspire qu'à une chose: SORTIR

___________________________________________MoI DaNs ma CHamBRe aU cEntRe
# Posté le samedi 14 octobre 2006 05:36
Modifié le vendredi 19 janvier 2007 13:23